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If Tomorrow Doesn't Come

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Avery Byrne, footballeuse de 19 ans dévastée par la dépression, s’apprête à se suicider dans une rivière gelée quand la NASA annonce qu’un astéroïde frappera la Terre dans neuf jours. Cass Joshi-Aguilar, sa meilleure amie lesbienne dont elle est secrètement amoureuse depuis l’adolescence, la supplie de rentrer à Kilkenny pour affronter ensemble la fin du monde. Romance lesbienne Young Adult mêlant apocalypse imminente, catholicisme irlandais, amour non avoué et rédemption douloureuse. Roman de 444 pages par Jen St. Jude (2025).

Auteur

Ambiance

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Format

Spice Level

🌶️🌶️🌶️ Explicite

Note

⭐⭐⭐⭐⭐ 5/5

Description

Neuf jours avant la fin du monde, Avery choisit enfin de vivre — mais seulement parce qu’elle croit qu’il est trop tard.

📝 Synopsis

Le matin de ses dix-neuf ans, Avery Byrne se tient au bord d’une rivière glacée du New Hampshire, au plus bas de sa vie. Étudiante en première année à Eaton College, ancienne footballeuse talentueuse, elle a laissé quelque chose se briser en elle — quelque chose qu’elle garde soigneusement caché.
C’est à cet instant précis que son téléphone sonne. Cass Joshi-Aguilar, sa meilleure amie depuis l’enfance et le secret le mieux gardé de son cœur, l’appelle en larmes depuis New York avec une nouvelle impossible : un astéroïde fonce vers la Terre. Il reste neuf jours.
Cass la supplie de rentrer. Avery dit oui — comme elle a toujours dit oui à Cass.
Ce qui suit est un road trip à travers une Nouvelle-Angleterre en train de s’effondrer : Boston en proie au chaos, foules paniquées, solidarités improbables et violence ordinaire. Aux côtés d’Aisha, sa colocataire, et de Scout, une chienne pitbull aussi perdue qu’elles, Avery avance vers des retrouvailles qu’elle redoute autant qu’elle les espère. Car entre Cass et elle, il y a un baiser raté, un silence qui dure depuis des mois, et des mots que la fin du monde rendra peut-être enfin prononçables.
De retour à Kilkenny, dans la maison familiale où parents irlandais catholiques, belle-sœur et neveu préparent tant bien que mal l’inimaginable, Avery doit faire face à tout ce qu’elle a fui : ses origines, sa foi, son deuil, et ce secret sur elle-même qu’elle n’a jamais osé nommer. Il reste neuf jours. Peut-être juste assez pour apprendre à vouloir vivre.

💕 Analyse de la Romance Lesbienne

La représentation lesbienne est au cœur battant de ce roman, portée par deux protagonistes aux trajectoires radicalement opposées. Cass Joshi-Aguilar incarne la lesbienne assumée depuis toujours : elle porte des costumes d’homme à sa quinceañera, achète ses vêtements au rayon masculin, embrasse des filles sans honte dès l’adolescence et vit ouvertement à New York. Avery Byrne, elle, est ensevelie sous des couches de honte catholique irlandaise, d’homophobie intériorisée et de terreur de la damnation éternelle. L’autrice tisse magistralement ces deux fils : l’une a choisi la liberté au prix de l’exil familial, l’autre s’est construite une prison mentale pour mériter l’amour de Dieu et de ses parents.
Le roman déploie avec une précision chirurgicale la torture du « elle ne m’aime pas comme je l’aime », amplifié par le catholicisme qui transforme chaque pensée en péché. Les flashbacks révèlent la construction progressive de cet amour. La chimie entre Avery et Cass est électrique, viscérale, construite sur quinze ans d’intimité platonique qui déborde constamment de ses frontières. Jen St. Jude excelle à capturer les micro-gestes du désir lesbien adolescent. L’apocalypse devient catalyseur romantique : face à la fin imminente, les non-dits deviennent insoutenables.
Points de vigilance : ce roman aborde frontalement l’homophobie religieuse, le rejet parental potentiel et le suicide comme tentation permanente. Il ne s’agit pas d’une romance légère malgré l’apocalypse : c’est un récit douloureux sur la survie queer dans un monde hostile, où l’amour lesbien doit s’arracher aux griffes de la honte. Les lectrices sensibles aux thématiques de santé mentale doivent être averties que la dépression d’Avery est centrale et graphique.

🔥 Scènes Intimes

Le roman contient huit scènes intimes de registre explicite, concentrées dans la seconde moitié du récit après l’aveu des sentiments. Jen St. Jude adopte une approche poétique et viscérale : les scènes sont détaillées sans être mécaniques, privilégiant l’émotion et la découverte des corps à la performance.
Le spice level est modéré à élevé : l’autrice nomme les parties du corps, décrit les sensations et les réactions physiques, mais maintient un équilibre entre crudité et lyrisme. Les scènes ne sont jamais gratuites : chacune fait avancer la relation ou le développement des personnages. Pour un lectorat Young Adult mature (17+), ce registre est approprié et respectueux. Cependant, les lectrices cherchant une romance chaste ou suggestive seront surprises par l’intensité des passages post-coming out.

👥 Personnages Principaux

Avery Byrne, dix-neuf ans, cheveux roux et yeux bleus hérités de sa tante suicidée, est le portrait d’une dépression majeure non soignée sous des dehors de perfection. Footballeuse talentueuse, enfant de chœur modèle, présidente du programme de secours catholique au lycée, elle a passé sa vie à mériter le salut — persuadée depuis l’âge de cinq ans qu’elle risque la damnation pour avoir sauté dans une piscine en imitant le suicide de tante Devin. À Eaton College, le vernis craque : elle échoue en cours de littérature américaine, se blesse au football, accumule les absences et perd pied. Sa dépression est rendue avec une justesse brutale : l’incapacité à vouloir quoi que ce soit, la conviction d’être un fardeau, la planification méthodique de sa mort. Mais sous le désespoir affleure une tendresse farouche pour Cass, un humour désabusé et une capacité à s’accrocher pour les autres quand elle ne peut plus le faire pour elle-même. Ses contradictions la rendent profondément humaine : elle veut mourir mais promet à Cass de vivre ou encore, cache son orientation sexuelle mais défend publiquement les lesbiennes au camp catholique. Avery n’est pas une héroïne fantasmée : c’est une survivante épuisée qui découvre que vouloir vivre est plus douloureux que vouloir mourir.
Cass Joshi-Aguilar est le soleil qui refuse de se coucher. Métisse jaïne et catholique, elle a grandi entre deux religions et choisi aucune des deux — ou plutôt, elle a choisi la beauté : les collages artistiques, les voiliers, les vêtements androgynes achetés chez les fripiers de Brooklyn. Lesbienne assumée depuis ses onze ans, elle incarne la liberté qu’Avery s’interdit. Mais Cass n’est pas unidimensionnelle : sous la confiance affleurent la solitude (ses parents voyagent constamment), la peur du rejet (elle cache ses sentiments pour Avery derrière des « tu n’es pas mon genre ») et une vulnérabilité qu’elle montre rarement. Leur dynamique repose sur cette asymétrie apparente : Cass semble forte, Avery fragile. Mais le roman révèle progressivement que Cass aussi a besoin d’être sauvée, qu’elle aussi a peur d’être abandonnée, et que leur amour est réciproque depuis bien plus longtemps qu’aucune des deux ne l’admet.

💭 Notes Personnelles

Ce roman m’a dévastée puis reconstruite. Jen St. Jude réussit l’impossible : faire d’une apocalypse planétaire le décor d’une renaissance personnelle. L’idée est géniale — quand tout le monde va mourir dans neuf jours, les secrets perdent leur pouvoir, les placards volent en éclats, les « et si » deviennent des « maintenant ou jamais ». La prose est sublime, poétique sans être ampoulée, et les flashbacks s’imbriquent parfaitement dans le récit apocalyptique. J’ai particulièrement aimé la représentation nuancée du catholicisme : ni diabolisé ni idéalisé, simplement montré comme système de contrôle qui blesse les queer tout en structurant des vies entières. Le personnage d’Avery est d’une justesse douloureuse — son incapacité à « juste aller mieux » résonne comme un cri du cœur contre l’injonction à la résilience.
Ce qui pourrait diviser : l’intensité émotionnelle est épuisante, et certaines lectrices pourraient trouver les cent premières pages trop sombres. Les idées suicidaires d’Avery sont graphiques et omniprésentes, ce qui peut être triggering. Le rythme alterne lenteur contemplative (flashbacks) et urgence haletante (apocalypse), ce qui déstabilise.

⚠️ Content Warnings

  • Idéation suicidaire explicite et tentative de suicide
  • Dépression majeure avec descriptions détaillées
  • Homophobie religieuse (catholique) et familiale
  • Trauma intergénérationnel lié au suicide
  • Catastrophe apocalyptique et violence urbaine (émeutes, incendies, pillages)
  • Agression physique
  • Deuil familial et perte

🎯 Recommandation

Parfait pour les lectrices qui cherchent une romance lesbienne Young Adult mature, émotionnellement intense, où l’apocalypse devient métaphore de la renaissance queer. Idéal si vous avez aimé I Wish You All the Best de Mason Deaver ou The Falling in Love Montage de Ciara Smyth, mais en plus sombre. Recommandé aux amatrices de slow burn douloureux, de friends to lovers avec quinze ans de pining, et de récits où l’amour lesbien est traité comme force sacrée de rédemption.
À éviter si vous êtes sensible aux thématiques de santé mentale, si vous cherchez une lecture légère, ou si les descriptions graphiques d’idées suicidaires sont un trigger pour vous. Également déconseillé si vous préférez les romances où le couple se forme tôt : ici, l’essentiel du roman est consacré au pining et à la survie.

Informations complémentaires

Auteur

Ambiance

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Format

Spice Level

🌶️🌶️🌶️ Explicite

Note

⭐⭐⭐⭐⭐ 5/5

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